Festival : Metaldays 2014, un chemin semé d’embuches

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En 2014, c’est téméraires et sans GPS (ni carte) que nous avons pris la route d’assaut en direction de la Slovénie, du Metaldays. Confiante, j’ai donc préparé et imprimé notre itinéraire grâce à ViaMichelin. Je ne m’attendais pas à ce que celui-ci nous mène, en pleine nuit, à voyager à flanc de montagne. Est-ce que j’ai parfois cru mourir? Oui, je dois l’avouer!… 

Qui n’a jamais entendu parler du désormais mythique Metaldays, autrefois Metal Camp? Ce festival, niché dans un écrin de nature, dans la vallée de Soca, entouré des montagnes slovènes se présente comme les véritables « metalheads holidays ».

En 2014, mon barbu et moi avons enfin pris la décision d’y aller. Cette visite allait être la première d’uen longue série. C’est donc motivés comme jamais que nous avons quitté la maison le matin de notre départ. L’itinéraire prévoyait entre onze et douze heures de route, pauses non comprises. Mais il n’y avait pas de quoi nous décourager. Mon homme s’est donc installé au volant et moi juste à côté. Nous étions prêts à parcourir un chemin d’environ 1500km de long.

Au bout d’une trentaines de minutes, a frontière allemande était déjà passée. Je trouve très agréable d’être dans le trafic en Allemagne, que les gens roulent bien et que le trafic est fluide. Enfin, ça c’est en règle générale, quand le réseau routier n’est pas paralysé à la fois par les travaux et le croisement des vacanciers entre juillet et août.

Au bout de quelques heures, sous 35°C et pas un nuage dans le ciel ni la moindre brise, condamnés à subir la radio allemande grésillante (notre autoradio ayant alors un certain âge et plus de lecteur CD, encore moins de port USB), à une vitesse moyenne de 70km/h, notre entrain du départ était légèrement amoindri. Nous nous sentions comme dans un four sur roues, alternant entre moments de dépression intense et de pétage de plombs rigolards, dus sans doute à notre niveau d’abbatement. Est-ce que nous avons frôlé la folie? Passagère seulement.

Au bouut de dix heures, à peu près le temps qu’aurait dû nous prendre la route entière, nous étions à peu près à mi-chemin. Les routes se sont alors lentement dégagées, soit les gens abandonnaient-ils pour passer la nuit dans quelque hôtel, soit étaient-ils arrivés à destination (les frimeurs). Pour nous, le chemin continuait coût que coûte.

Le soleil a commencé à descendre doucement. Entre chien et loup, nous nous sommes aperçu que les routes que mon itinéraire nous faisait prendre devenaient de plus en plus étriquées et sinueuses. Doucement, nous avons commencé à prendre de l’altitude… encore et encore.

Avant d’aller plus avant dans mon récit, il faut que je vous explique que nous étions alors à bord d’une Opel Astra datant de 2000, autimatique et avec le plus petit moteur possible. En d’autres termes, déjà près de chez nous, dans certaines montées, nous nous faisions dépasser par des camions, de loin plus rapides que nous qui étions pourtant pied au plancher.

C’est donc à bord de notre bolide surpuissant qui peinait à monter les superbes côtes sur lesquelles nous étions engagés (sans possibilité de faire demi-tour, bien sûr), dans une nuit complètement noire seulement éclairée par nos phares que j’ai vu mon niveau de stress augmenter d’un coup : par la fenêtre, alors que je regardais vers le bas, ce n’est pas le sol que j’ai vu, mais un noir profond qui semblait s’étendre jusqu’aux tréfonds du monde (oui, ça me rend poète). J’ai compris que nous étions montés haut dans la montagne et qu’à ma droite, ce n’était que quelques dizaines de centimètres qui me séparaient du ravin, vertigineux.

Il était de toute façon trop tard pour repartir dans l’autre sens et, de toute façon, pour aller où? À plus de 1000 mètres au-dessus du niveau de la mer, nous avons donc continué notre ascension, fenêtres ouvertes au maximum pour laisser entrer l’air frais et revigorant de la nuit et entendre par endroit l’eau dévaler du sommet de la montagne, dans les petits courts clapotants.

À 4 heures du matin, l’aube est apparue. Les contours des montagnes se sont doucement dessinés. La lumière s’est progressivement intensifiée et nous avons vu les couleurs apparaître. Nous avons alors pris la mesure de l’altitude à laquelle nous nous trouvions en dominant de haut la vallée. Si nous n’avions pas été si fatigués, l’expérience aurait sans doute pu être splendide.

Un peu rassurés par l’arrivée du jour, nous avons poursuivi notre route jusqu’au bas de la montagne. Là, en descente d’adrénaline (qui nous avait bien tenus éveillés jusqu’alors), nous avons du nous arrêter pour une sieste d’une quinzaine de minutes. Sieste salvatrice avant de parcourir les 40 ou 50 kilomètres qui nous séparaient encore de Tolmin et du site du festival.

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© herpynope

Après avoir enfin monté notre tente, il ne nous aura fallu qu’une bière spéciale (une Kasteel Rouge, devenue notre rituel d’arrivée en festival après cette expérience) pour nous endormir, comme des bébés, dans l’herbe à l’entrée de notre maison temporaire.

Au final, cette expérience, aussi stressante a-t-elle pu être, est un souvenir que j’aime à me remémorer. Notre itinéraire papier nous a menés à bon port. Il aura juste fallu le double du temps initialement prévu. Et peut-être un jour ferai-je semblant de me tromper d’itinéraire pour retrouver cette route un peu folle qui nous a menés au sommet du Triglav.


Metaldays

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